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Le Contrat (Boileau-Narcejac)

Je viens de terminer un bouquin qui, s'il n'est pas un chef d'oeuvre, m'a donné du plaisir à le lire.

Au-delà de l'intrigue policière, c'est histoire d'amour entre un tueur à gages et Romulus, le Berger Allemand de sa dernière victime , l'histoire de la rédemption d'un tueur par une bête.

 

J'en ai retiré cette phrase qui m'a interpellée et que je vous partage : 

 

"Il y a dans les yeux bruns de Romulus cette petite chose immatérielle qui n'est ni reflet, ni lueur, ni rien de saisissable mais c'est vivant et tendre"  

 


23/06/2019
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L'aventure Dyadis.

Aujourd'hui, 12 novembre, il y a 17 ans qu'une maman Golden Retriever donnait naissance à 10 chiots.

Dyadis en sélectionna 6, 3 petites femelles Malou, Maya et Mimpy et 3 mâles Mango, Mowgli et ... Merlo.

 

Nous nous sommes inscrits comme famille d'accueil Gérard et moi et c'est ainsi que six mois plus tard Merlo allait rentrer dans notre vie.

 

Je voudrais donc inaugurer aujourd'hui une nouvelle catégorie à ce blog en vous retraçant en quelques lignes et photos cette aventure qui nous a permis d'éduquer (en tout ou partie) 10 chiens pour autrui et de la terminer en accueillant définitivement le onzième.

 

Et si Dyadis ne vous dit rien je vous invite à visiter www.dyadis.org

 

A tout bientôt !!!


12/11/2018
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Déjà 3 ans !

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C'est le 6 novembre 2015 que bébé Oyat débarquait chez nous et que Lobos se préparait à nous quitter ...

Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis.

 

Oyat est un compagnon charmant, câlin et ... têtu !

 

A la fois indépendant et attaché à moi quand même, il n'hésite pas à demander des caresses aux inconnus de tables voisines quand nous sommes en terrasse considérant - à juste titre - que j'en suis un peu trop avare.

Et si le gars sait vraiment y faire en matière de gratouilles, il lui monte carrément sur les genoux pour lui faciliter la vie ...

 

Parfait en promenades en laisse, il a tendance à s'éloigner fort loin quand il est libre, ce qui me donne des sueurs froides même si je ne le lâche qu'à des endroits normalement "secure".

 

Quant à ses qualités de retriever : il rapporte bien une première fois mais si on insiste trop à son goût, c'est ce qu'il veut quand il veut ... mais tout compte fait n'a-t-il pas raison d'exprimer clairement mais gentiment son désaccord ? La loi ne vient-elle pas - enfin - de reconnaître que les animaux sont des êtres sensibles ?

 

Oyat est, certes, un chien d'assistance, mais pas mon petit esclave et il le fait savoir.

 

Allez petit Oyat, on se fait une promesse pour les 3 années à venir : tu fais moins le cabochard et je te fais plus de câlins ? Top là !

 

 

 

 

 


06/11/2018
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Vacances 2018. Episode 3 : Angers, Saint-Nazaire, Broons, Fécamp.

31 juillet.

L’image contient peut-être : chien

 

Dès 9h je fuis Angers chaud et bruyant pour visiter Guérande, jolie petite cité médiévale, il est 11h30, petit muscadet en apéro et repas sur le pouce.

J'arrive à 14h à l'Ibis : bel endroit avec piscine, super accueil. Comme ma chambre n'est pas prête, je prends un Perrier-Menthe et me fais expliquer la multitude de visites possibles dans le coin.

La chambre prête, je prends possession des lieux : nous y resterons 2 nuits.

Nous partons ensuite nous promener sur la digue de Saint Nazaire très bien aménagée et agréablement ombragée.

Ensuite je décide d'aller à Saint Marc voir la plage où on a tourné les vacances de Monsieur Hulot, j'y déguste une délicieuse glace italienne.

De retour à la voiture, j'ai la mauvaise surprise de constater qu'une Peugeot 205 est collée à ma droite ... par où je rentre dans mon véhicule.

Branle-bas de combat, plusieurs personnes attablées au bar tout proche viennent me prêter main-forte, je démarre un peu énervée après les remerciements d'usage pour me demander après quelques centaines de mètres où pouvait bien se trouver mon sac. Grosse panique, je reviens en catastrophe chez Monsieur Hulot et après de courtes recherches, je retrouve mon sac à mes pieds invisible car noir sur noir et dangereusement près des pédales ... ouf plus de peur que de mal !!!

Après de telles frayeurs, je rentre sagement à l'hôtel où je reste manger.

 

Premier août.

 

A 9h30 je pars pour Le Croisic, petit port pittoresque au centre piétonnier. Je rentre à l'office du tourisme qui me propose l'Océarium, la préposée téléphone pour s'assurer que l'aquarium est accessible aux PMR et accepte les chiens d'assistance. Feu vert : nous partons à pattes et apprécions tous deux le spectacle des poissons, méduses, et autres manchots. Oyat se montre moyennement intéressé. Au retour, alors que je lis une affiche, une Golden vient joyeusement vers mon chien comme s'ils se connaissaient de longues dates, au bout de la laisse un jeune garçon suivi de près par sa maman : la chienne s'appelle Mani et est un ... handichien (le garçon est épileptique). Je donnerais cher pour savoir ce que ces canidés se sont raconté.

Bretagne oblige, je déguste une crêpe avec une bolée de cidre. Après un repos à l'hôtel, je retourne à Saint Nazaire plage pour savourer un délicieux poisson.

Dernière promenade avant de reprendre la voiture et rencontre improbable avec Bruno, un aphasique qui se prend d'amitié pour Oyat et me communique son vécu via une ardoise électronique.

Voilà une belle et surprenante journée qui se termine.

 

2 août.

 

Lever un peu plus tardif et départ pour Pornichet. C'est une belle station balnéaire mais il n'y a rien d'accessible à part la plage (avec mise à l'eau possible) et la promenade est en plein soleil. Je ne m'attarde donc pas et décide de retourner à Guérande. Un violonniste s'est installé près de l'église, je m'attarde bientôt rejointe par d'autres auditeurs et sympathise avec une famille originaire du Mans. Je m'arrête ensuite dans un endroit charmant "Le Goût Thé" pour me régaler d'une tartelette au citron et d'un thé vert des Montagnes, j'ai l'impression d'être chez Miss Marple, même Oyat boit dans de la porcelaine !

Il est temps de partir chez Mike : je suis à temps pour arriver à 18h comme prévu. Je suis effectivement à 18h sonnantes au clocher tout proche de l'Hermittage mais ... je suis à 40 minutes de l'Ermitage : merci le GPS ! 

Arrivés enfin chez Mike, Oyat veut jouer avec les oies qui ne l'entendent pas de cette oreille, résultat : les oies sont barricadées dans leur enclos et Oyat mis en laisse. Je fais plus ample connaissance avec Lydia en vacances à l'Ermitage et après le BBQ, je libère ma bête qui repart à l'aventure, découvre la marre et plouf ! Après d'agréables papotes tardives et arrosées gros dodo.

 

3 août.

 

Déjeuner en famille et départ de Mike au travail. Lydia et moi nous préparons à partir au centre commercial pour quelques courses, il fait déjà tellement chaud qu'Oyat préfère rester seul à la maison. Heureusement, ça nous laisse plus de place pour le sac de courses.

J'attends le retour de Mike pour dîner avec eux puis me prépare à reprendre la route. A 18h, arrivée à Fécamp : c'est un Ibis budget plus que correct.

On me renseigne à l'accueil des restos sur le port, je me trompe de route (ben oui, 3000 km et 60 piges n'arrangent en rien mon sens de l'orientation) et découvre un paysage à couper le souffle : je domine la ville et le port et contemple la mer et les falaises d'Yport.

Je redescends sur le port et ne trouvant pas de parking (en cette fin de semaine, c'est blindé), je me trouve un resto sympa sur une petite place dans le centre.

Festival pour mes papilles : saumon en papillotes, sauce moutarde et miel et linguine précédé d'un pastis, arrosé de vin blanc et suivi d'un café pour ce dernier repas de vacances.

 

4 août.

 

Un monde fou au petit déjeuner me rappelle que nous sommes samedi. Nous embarquons direction Saint Valéry en Caux. La plage, la mer et les falaises sont splendides mais il y a peu de choix pour se restaurer ou boire un  verre. C'est à la terrasse du casino que j'ai siroté mon dernier Perrier-Menthe.

Nous reprenons la voiture pour la dernière étape, un renard traverse calmement la route forestière comme pour nous souhaiter bon retour.

Et ... le festival de Ronquières m'a fait faire un détour de 30 minutes dans la brousse hennuyère : c'est sûr Oyat, nous sommes de retour chez nous ...

 

 


29/08/2018
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Vacances 2018. Episode 2 : Thonon, Nevers, Orléans, Angers.

 

 

27 juillet.

 

La dernière journée du stage est consacrée au questage et au pistage, c'est Christophe qui animera cette journée. 

 

Christophe est sapeur-pompier professionnel et conseiller-formateur cynotechnique, pour lui et contrairement aux idées largement reçues dans la profession (armée, police, gendarmerie) un chien de travail ne doit pas vivre en chenil mais en famille. L'an passé, j'avais déjà écouté avec beaucoup d'intérêt son intervention lors du symposium ACCEFE mais ce jour j'ai découvert "l'homme qui murmure à l'oreille des chiens". Il sait merveilleusement s'adapter au couple humain/chien.

 

Questage le matin dans le jardin de Jean-Claude : en liberté, le chien doit retrouver Christophe caché derrière un arbre.

Menu de l'après-midi : pistage en forêt. Le chien est à la longe avec son binôme, on lui fait flairer un gant et ils se lancent à la recherche de Christophe. 

Quand vient notre tour, comme il m'est impossible de suivre le chien parmi les racines, c'est moi que l'on cache et Christophe qui tient Oyat. Mon chien réussit brillamment, Christophe souligne la difficulté de suivre la trace de quelqu'un qui n'a pas les pieds au sol et qui a été poussé par deux bipèdes. Oyat n'a pas hésité, le nez au sol, il est arrivé directement sur moi : on s'est éclaté !!!

 

28 juillet.

 

Départ pour Nevers, il pleut tout le trajet. J'arrête sur l'autoroute vers midi, le resto est blindé, je me contente d'acheter des gaufres ... de Liège et de l'eau et reviens manger dans l'auto après une brève et humide promenade hygiénique pour mon poilu. 

Le soleil revient en vue de Nevers vers 15h. Après avoir déposé mes bagages à l'hôtel, je pars visiter la ville. Parcours du combattant quand on est en fauteuil : le centre est pentu et souvent pavé, je parviens à l'office du tourisme (situé dans le palais ducal) après une sacrée grimpette et suis très gentiment reçue par une dame qui me précise sur une carte les endroits accessibles pour moi. J'en profite pour visiter ce niveau du palais. 

Le restaurant du circuit de Magny-Cours m'avait envoyé un mail par erreur quelques mois plus tôt, j'ai donc décidé d'aller y manger ce soir-là. Je fus assez déçue : on ne voit pas le circuit mais on mange au son assourdissant des bolides ...

 

29 juillet.

 

C'est à Nevers que Bernadette Soubirous a passé sa vie de religieuse, est morte et est visible dans sa châsse de verre.

Je me suis donc dirigée vers l'Espace Bernadette, Oyat ayant revêtu sa cape Dyadis, sans trop savoir jusqu'où je pourrais aller avec lui. Je n'ai rencontré aucune hostilité et, comme c'était dimanche j'ai même pu assister à la messe de 10h : Oyat et moi nous sommes placés au fond de la chapelle, pour sa première messe, Oyat fut "angélique". 

Après une petite promenade sur les rives de la Loire, nous avons pris la route pour Orléans. J'avais choisi l'Ibis du centre-ville près de la gare, bien mal m'en a pris ! Difficile à trouver, porte de la chambre dur à ouvrir (imaginez avec un chien et des bagages ...), parking payant dont la barrière ne s'ouvre qu'en poussant sur un bouton inaccessible au volant de sa voiture. 

Plus question donc de bouger le véhicule, heureusement je ne suis pas loin du piétonnier et je me balade jusqu'à la cathédrale puis m'installe dans une petite rue animée pour déguster un succulent saumon béarnaise.

 

30 juillet.

 

Je m'arrange avec la personne de l'accueil pour m'aider à ouvrir la fameuse barrière et en route vers Chambord.

En préparant mon voyage, je m'étais renseignée sur l'accessibilité des châteaux de la Loire et de leur position vis-à-vis des chiens. Cheverny (qui a inspiré Hergé pour Moulinsart) est inaccessible et ayant une meute de chiens, le site précise que "pour des raisons de sécurité sanitaire, nos amis les animaux ne sont pas autorisés pour la visite, ni dans l’enceinte du parc". Il me restait Chambord dont le rez et les jardins sont accessibles et la visite gratuite pour les PMR et Chaumont. J'ai choisi Chambord et renoncé à Chaumont estimant que deux visites de châteaux le même jour sous un soleil de plomb, c'était beaucoup demander à mon loulou. Une longue file à l'entrée : on nous fait passer par "paquet", plan vigi-pirate oblige. Je dois même montrer ma carte de détentrice d'un chien d'aide, ce qui me permet de constater qu'elle est périmée depuis un mois, heureusement les policiers ne relèvent pas. 

Il y a de quoi se restaurer dans le parc et je dîne d'une crêpe au chocolat et d'un café.

Nous voilà prêts à rallier Angers.

La gérante de l'hôtel m'avait prévenue : le centre d'Angers est en travaux mais je ne m'attendais pas à un tel bazar !!!

Arrivée vers 16h15 à Angers, ce n'est qu'à 18h que j'ai franchi la porte d'entrée. J'ai fini par me garer à la première place Gig-Gic trouvée, j'ai emporté le strict minimum - dont Oyat - et ai demandé ma route aux passants. J'ai même fini par accepter de l'aide car embarquée comme je l'étais dans les passages réservés aux piétons, je n'étais pas sûre de ne pas rester bloquée !

L'hôtel est confortable, l'accueil sympathique et chaleureux mais le parcours du combattant m'a épuisée et comme ils font aussi restaurant, je reste manger le soir une sorte de carbonnade flamande, simple mais très bonne.

 

Je reviendrai sûrement ... quand les travaux seront finis car l'hôtel est bien situé, la chambre très agréable, le personnel charmant et disponible.

 

Suite au prochain numéro ...


22/08/2018
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