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Vacances 2018. Episode 2 : Thonon, Nevers, Orléans, Angers.

 

 

27 juillet.

 

La dernière journée du stage est consacrée au questage et au pistage, c'est Christophe qui animera cette journée. 

 

Christophe est sapeur-pompier professionnel et conseiller-formateur cynotechnique, pour lui et contrairement aux idées largement reçues dans la profession (armée, police, gendarmerie) un chien de travail ne doit pas vivre en chenil mais en famille. L'an passé, j'avais déjà écouté avec beaucoup d'intérêt son intervention lors du symposium ACCEFE mais ce jour j'ai découvert "l'homme qui murmure à l'oreille des chiens". Il sait merveilleusement s'adapter au couple humain/chien.

 

Questage le matin dans le jardin de Jean-Claude : en liberté, le chien doit retrouver Christophe caché derrière un arbre.

Menu de l'après-midi : pistage en forêt. Le chien est à la longe avec son binôme, on lui fait flairer un gant et ils se lancent à la recherche de Christophe. 

Quand vient notre tour, comme il m'est impossible de suivre le chien parmi les racines, c'est moi que l'on cache et Christophe qui tient Oyat. Mon chien réussit brillamment, Christophe souligne la difficulté de suivre la trace de quelqu'un qui n'a pas les pieds au sol et qui a été poussé par deux bipèdes. Oyat n'a pas hésité, le nez au sol, il est arrivé directement sur moi : on s'est éclaté !!!

 

28 juillet.

 

Départ pour Nevers, il pleut tout le trajet. J'arrête sur l'autoroute vers midi, le resto est blindé, je me contente d'acheter des gaufres ... de Liège et de l'eau et reviens manger dans l'auto après une brève et humide promenade hygiénique pour mon poilu. 

Le soleil revient en vue de Nevers vers 15h. Après avoir déposé mes bagages à l'hôtel, je pars visiter la ville. Parcours du combattant quand on est en fauteuil : le centre est pentu et souvent pavé, je parviens à l'office du tourisme (situé dans le palais ducal) après une sacrée grimpette et suis très gentiment reçue par une dame qui me précise sur une carte les endroits accessibles pour moi. J'en profite pour visiter ce niveau du palais. 

Le restaurant du circuit de Magny-Cours m'avait envoyé un mail par erreur quelques mois plus tôt, j'ai donc décidé d'aller y manger ce soir-là. Je fus assez déçue : on ne voit pas le circuit mais on mange au son assourdissant des bolides ...

 

29 juillet.

 

C'est à Nevers que Bernadette Soubirous a passé sa vie de religieuse, est morte et est visible dans sa châsse de verre.

Je me suis donc dirigée vers l'Espace Bernadette, Oyat ayant revêtu sa cape Dyadis, sans trop savoir jusqu'où je pourrais aller avec lui. Je n'ai rencontré aucune hostilité et, comme c'était dimanche j'ai même pu assister à la messe de 10h : Oyat et moi nous sommes placés au fond de la chapelle, pour sa première messe, Oyat fut "angélique". 

Après une petite promenade sur les rives de la Loire, nous avons pris la route pour Orléans. J'avais choisi l'Ibis du centre-ville près de la gare, bien mal m'en a pris ! Difficile à trouver, porte de la chambre dur à ouvrir (imaginez avec un chien et des bagages ...), parking payant dont la barrière ne s'ouvre qu'en poussant sur un bouton inaccessible au volant de sa voiture. 

Plus question donc de bouger le véhicule, heureusement je ne suis pas loin du piétonnier et je me balade jusqu'à la cathédrale puis m'installe dans une petite rue animée pour déguster un succulent saumon béarnaise.

 

30 juillet.

 

Je m'arrange avec la personne de l'accueil pour m'aider à ouvrir la fameuse barrière et en route vers Chambord.

En préparant mon voyage, je m'étais renseignée sur l'accessibilité des châteaux de la Loire et de leur position vis-à-vis des chiens. Cheverny (qui a inspiré Hergé pour Moulinsart) est inaccessible et ayant une meute de chiens, le site précise que "pour des raisons de sécurité sanitaire, nos amis les animaux ne sont pas autorisés pour la visite, ni dans l’enceinte du parc". Il me restait Chambord dont le rez et les jardins sont accessibles et la visite gratuite pour les PMR et Chaumont. J'ai choisi Chambord et renoncé à Chaumont estimant que deux visites de châteaux le même jour sous un soleil de plomb, c'était beaucoup demander à mon loulou. Une longue file à l'entrée : on nous fait passer par "paquet", plan vigi-pirate oblige. Je dois même montrer ma carte de détentrice d'un chien d'aide, ce qui me permet de constater qu'elle est périmée depuis un mois, heureusement les policiers ne relèvent pas. 

Il y a de quoi se restaurer dans le parc et je dîne d'une crêpe au chocolat et d'un café.

Nous voilà prêts à rallier Angers.

La gérante de l'hôtel m'avait prévenue : le centre d'Angers est en travaux mais je ne m'attendais pas à un tel bazar !!!

Arrivée vers 16h15 à Angers, ce n'est qu'à 18h que j'ai franchi la porte d'entrée. J'ai fini par me garer à la première place Gig-Gic trouvée, j'ai emporté le strict minimum - dont Oyat - et ai demandé ma route aux passants. J'ai même fini par accepter de l'aide car embarquée comme je l'étais dans les passages réservés aux piétons, je n'étais pas sûre de ne pas rester bloquée !

L'hôtel est confortable, l'accueil sympathique et chaleureux mais le parcours du combattant m'a épuisée et comme ils font aussi restaurant, je reste manger le soir une sorte de carbonnade flamande, simple mais très bonne.

 

Je reviendrai sûrement ... quand les travaux seront finis car l'hôtel est bien situé, la chambre très agréable, le personnel charmant et disponible.

 

Suite au prochain numéro ...



22/08/2018
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